Le hadith sur l’âme dans la tombe

As-salam ‘alaykûm wa rahmatûllah wa barakatûhû,

Chaque personne s’interrogeant sur son « soi », et sur la vie après la mort, s’intéresse à ce grand sujet qui est l’âme. L’âme occupe une très grande place en Islam. Elle fait partie de la croyance du monde de l’invisible. Le Qur’an et la Sunna nous donne énormément d’explications sur ce très beau sujet : l’âme. Voici un hadith sur la situation de l’âme lors de la mort de notre corps tiré du livre L’âme de Ibn Qayyim Al-Jawziyya. Qu’Allah accroît nos connaissances.

 

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L’imam Bukharî mentionne dans son recueil de hadiths authentiques que Al-Barâ’ ibn ‘Azib a dit : « Comme le démontre le hadith de Barâ’ ibn ‘Azb : « Nous sommes sortis avec le Prophète pour assister à un enterrement d’un (de la tribu) Ansâr. Arrivés à la tombe, le défunt n’était pas encore inhumé. Le Prophète s’assit face à la qibla, nous avons pris place autour de lui, dans l’immobilité la plus totale. Le Prophète tenait à la main un bout e bois, et de son extrémité il tapotait sur le sol. Puis il se mît à lever et baisser le regard à trois reprises, et déclara : « Demandez la protection contre le châtiment de la tombe (deux ou trois fois) », puis à trois reprises il dit : « Ô Allah ! Je Te demande de me protéger du châtiment de la tombe. » Puis il dit : « Lorsque le serviteur croyant quitte ce bas monde et s’apprête à rejoindre l’au-delà : alors des anges viennent du ciel à sa rencontre. Ils ont les visages clairs, comme le soleil. Arrivés à lui, ils s’assoient à perte de vue. Là, apparaît l’ange de la mort qui s’installe près de sa tête et dit : ô âme pure ! Viens au pardon d’Allah et à Sa satisfaction ! » Le prophète continuait : « Alors son âme se dégage en s’écoulant comme s’écoule la goutte (dans le gosier) de celui qui boit : à ce moment-là, l’ange de la mort s’en empare. Une fois saisie, les autres anges l’attrapent et ne l’abandonnerons plus un instant dans la main de l’ange de la mort : jusqu’à l’installer dans ce linceul et dans ce baume. Telle est le sens de la parole du Très-Haut (an’am/61). Alors l’âme s’extrait pareille à la plus agréable odeur de musc existante sur terre ». Le prophète continuait : « Alors les anges s’élèvent avec cette âme, et à chaque assemblée d’anges rencontrée, toutes demandent : quelle est cette âme si agréable ? Les anges répondent : c’est untel fils d’untel, l’appelant par les plus beaux noms par lesquels on l’interpellait sur terre. Il en est ainsi jusqu’à son arrivée au ciel le plus bas où les anges  demandent, en sa faveur, l’ouverture des portes. Les portes leurs sont ouvertes, et là tout ange se trouvant dans les cieux va suivre cette âme. Chaque ange accompagne le cortège de son ciel au ciel suivant, jusqu’au septième ciel. A ce moment-là, Allah le Tout Puissant, déclare : « Ecrivez le livre de mon serviteur dans al’illyîn. » On écrit son livre dans al’illyîn. Et on ordonne : « Redescendez-le sur terre ! Car je leur ai promis que c’est de la terre que je les ai créés, qu’à elle ils retourneront et d’elle je les ferai à nouveau surgir. » Il dit : « L’âme est alors descendue sur terre, et  réintégrée  au corps. Il entend alors le pas des chaussures de ses amis qui repartent. Deux anges se présentent au défunt, très inopportuns, ils le brutalisent, l’assoient et lui demandent : « Qui est ton Seigneur ? » Il répond : « ma religion est l’islam », puis : « quel est cet homme envoyé à vous ? », il dit ; « c’est le Messager d’Allah ». Ils lui demandent encore : « Quelles sont tes actions? » Il répond : « J’ai lu le livre d’Allah, j’y ai cru et eu foi en lui. » Il répond alors : « Mon seigneur est Allah, ma religion est l’Islam et mon Prophète est Muhammad. » Alors on appel dans le ciel « Mon serviteur a dit vrai, préparez-lui sa place au paradis, habillez-le de (vêtements) du paradis et ouvrez-lui une porte sur le paradis. Alors, l’air agréable et quelques parfums viennent à lui, et sa tombe s’élargit à perte de vue. Un homme au beau visage, bien vêtu, au parfum agréable se présente à lui et lui dit : « Je t’apporte des nouvelles qui te réjouissent, je t’annonce l’agrément d’Allah, et des jardins aux bienfaits durables, c’est ton jour promis. » Le défunt lui dit : « mais qui es-tu ? Ton visage est celui de quelqu’un qui nous apporte le bien ! » Il répond alors : « Je suis tes bonnes actions. » Il s’écria : Seigneur ! Avance la dernière heure afin de retrouver les miens et mes biens ! » Le Prophète poursuit son récit et dit : « Quand au serviteur mécréant, lorsqu’il quitte ce bas monde  et s’apprête à rejoindre l’au-delà: alors des anges, rudes et dures, viennent du ciel à sa rencontre. Ils ont les visages obscurs, ils ont avec eux le massuh (un manteau de feu) et s’assoient près de lui à perte de vue. Là, apparaît l’ange de la mort et s’installe près de sa tête. Il dit alors : « Ô ignoble âme ! Dégage-toi vers le mécontentement d’Allah et vers son courroux. » Le prophète continuait : « Alors son âme s’extirpe de tous côtés, et l’ange de la mort l’arrache comme on tire une brochette à branche multiples, prise (dans une étoffe) de laine mouillée. Une fois l’âme saisie, les autres anges l’attrapent et ne l’abandonnerons plus un instant dans la main gauche de l’ange de la mort : jusqu’à l’installer dans le manteau de feu. Sortie de ce manteau, l’âme dégage la plus répugnante odeur de charogne existante sur terre. C’est alors que les anges s’élèvent avec cette âme, et à chaque assemblée d’anges rencontrée, toute demande : quelle est cette âme si ignoble ? Les anges répondent : c’est untel fils d’untel, l’appelant par les plus  détestables noms pars lesquels on l’interpellait sur terre. Il en est ainsi jusqu’à son arrivée au ciel le plus bas où les anges demandent en sa faveur, l’ouverture des portes : les portes ne leur seront pas ouvertes. » Le Prophète récita :

Pour ceux qui traitent de mensonges nos enseignements et qui s’en écartent par orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes, et ils n’entreront au Paradis que quand le chameau pénètre dans le chas de l’aiguille. Ainsi rétribuons-Nous les criminels. [Al-a’râf : 40]

Il continuait : « A ce moment-là, Allah Le Tout Puissant, déclare : « Ecrivez le livre de mon serviteur dans as-sijjîn, dans la terre inférieur. » Puis on ordonne : « Redescendez-le sur terre, car je leur ai promis que c’est de la terre que je les ai créés, qu’à elle ils retourneront et d’elle je les ferai à nouveau surgir. » Son âme, depuis le ciel, est alors violemment projetée dans son corps. » Puis le Prophète récita:

« …car quiconque associe à Allah, C’est comme s’il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond.

[al-hajj : 31]

C’est alors que deux anges se présentent à lui, très inopportuns, ils le brutalisent, l’assoient et lui demandent : « Qui est ton Seigneur ? » Il répond : « Ah ! Ah ! Je ne sais pas ! », puis : « Quel est cet homme qui vous était envoyé ? » Il répond : « Ah ! Ah ! Je ne sais pas ! J’ai entendu les gens dirent des choses et je les ai répétées ! » Là, on appel dans le ciel : « Il a menti, préparez-lui sa place dans le feu, et ouvrez-lui une porte sur le feu : sa chaleur bouillonnante et son air brulant viennent à lui. Puis sa tombe se resserre sur lui au point que ses côtes s’entrecroisent. Soudain, un  homme au visage horrible, affreusement vêtu, à l’odeur répugnante, se présente à lui et lui dit : « Je t’apporte d’ennuyantes nouvelles, c’est ton jour promis. » Le défunt lui dit : « mais qui es-tu ? Ton visage est celui de qui annonce le mal ! » Il répond alors : « Je suis tes mauvaises actions, et il s’écrie : Seigneur ! Ne décrète pas la dernière heure ! »

 

Rapporté par l’imam Ahmad, Abu Daoud, Nisâ’î. Ibn Majah a quant à lui rapporté le début du hadith. Rapporté également par Abu ‘Uwâna al-Isfrayinî dans son recueil de hadith authentique. L’ensemble des savants d’Ahl as-sunna et du hadith ainsi que ceux d’autres obédiences sont de cet avis. C’est-à-dire que les âmes seront bel et bien réintégrée à leurs corps. Lorsque l’homme sera dans sa tombe et que les anges l’interrogeront. C’est d’ailleurs celui qu’oblige à adopter les enseignements de ce hadith.

 

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